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« Les
bouquets, ou la fête de la Grand-Maman. Dédié
aux Mères de familles »
Coll. part. |
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« Les bouquets,
ou la fête de la Grand-Maman »
« Mais presque aussitôt, en enfant bien
dressé, retour sur soi : un "bon emploi de temps"
peut-il ne comporter que des amusements ? Non, il faut réserver
des moments pour l'étude, lire. Mais on ne peut pas lire
sans livre ! Si, on peut lire les mots écrits dans la
chambre, sous les gravures bleues, par exemple. Puisque les dessins
représentent une famille avec un petit garçon de son
âge, il espère que les histoires imprimées au-dessous
valent la peine d'être lues.
Et "peine" s'avère tout de suite le
mot juste : l'écriture est petite, et les lettres s'agglutinent
comme des mouches en été, elles bourdonnent mais ne
lui parlent pas (il y a des mois qu'il n'a rien lu). Le début
de la ligne (Les bouquets, ou La fête de la Grand...),
il ne le comprend pas, glisse dessus, se raccroche au dernier mot :
"Maman". Maman ? Ah non, il préfère
s'arrêter là, c'est sûrement une histoire triste...
D'ailleurs, il fait déjà trop noir pour continuer
la lecture. Il n'est que quatre heures, mais c'est l'hiver, et c'est
un autre pays : le passé. »
La Chambre, page 57
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