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La mort de Joseph Bara, par David

La mort de Joseph
Bara, par Jacques-Louis David, 1794
Photo Éditions Gallimard
« Qui sait si Viala, lui aussi… Un héros de onze
ans, un chenapan de huit, ce sont toujours deux enfants qui font
les intéressants ! Ce soir-là, le garnement n'a commencé à perdre
pied qu'au bout d'une heure ou deux, brusquement son regard s'est
vidé, sa figure s'est rétractée, on aurait dit qu'il s'effaçait…
Je le croquais toujours, et même plus que jamais, je ne voulais
pas en perdre une miette, en art tout fait ventre, nous sommes des
cannibales, tous ! … Travail inutile, malheureusement : un mois
après, pour suivre l'actualité on changeait ma Mort de Viala
en Mort de Bara ; ce que j'avais saisi sur un polisson de
huit ans n'était plus utilisable pour un grand garçon de treize. »
La Chambre, page 182
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