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Tribunal de prison : chapeaux et cocardes

Le Sueur, Tribunal
de prison aux 2 et 3 septembre 1792
Musée Carnavalet
© Photothèque des Musées de la ville de Paris
« ... jamais il n'a vu tant de plumes à
la fois ; ce sont des Iroquois. Le plus emplumé de tous,
le chef sans doute, semble lui parler ; mais il n'écoute
pas : comme un bébé fasciné par un hochet,
il suit, amusé, les mouvements de la triple aigrette colorée
qui part de la cocarde fixée au haut-de-forme. Il s'est toujours
intéressé aux coiffures de ses visiteurs : il
y en a de toutes sortes, tricornes de toile cirée, bnnets
à poils, chapeaux ronds, toques, bonnets de laine rouge,
bicornes en feutre ; et les cocardes aussi sont variées :
trois couleurs ou parfois deux, le rouge et le bleu, et tantôt
c'est le bleu qu'on trouve à l'extérieur, tantôt
le rouge. Il se demande si ces distinctions ont un sens, chez les
Iroquois, et ne sait pas ce qu'on pourrait l'autoriser à
préférer. »
La Chambre, pages 154-155
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