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« La
famille Royale se promenant dans les jardins du Temple »
1792
© Photothèque des Musées
de la ville de Paris
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Le donjon du Temple et ses « abat-jour »
« Des décombres partout. Une cour
aride, un terrain vague qui cerne les tours accolées :
la "Grande" et la "Petite", la citadelle et
le castelet, plus sombres l'une que l'autre, et hautes, si hautes.
On dirait d'immenses piliers calcinés, les deux dernières
arches d'un pont bombardé. Mais les piliers ne soutiennent
rien, le pont ne mène nulle part. Pire qu'une ruine :
un creux retourné. Un abîme dont on aurait fait un
sommet... En bas, entre ce bloc obscur et le mur d'enceinte, de
loin en loin le toit pointu d'une guérite ou la structure
légère, bois et torchis, d'un corps de garde. L'hiver,
le poste du "fond du jardin", côté rue Chariot,
est un des plus recherchés : sa porte vitrée
permet aux hommes de service de surveiller la cour en restant au
chaud. »
La Chambre, page 52
« Bientôt six semaines que l'enfant n'a
plus d'autre vue que ces panneaux de bois mal rabotés qui
transforment sa fenêtre en soupirail : cet "abat-jour",
le menuisier était venu le remettre en place alors qu'Antoine
et Marie-Jeanne habitaient encore l'appartement. »
La Chambre, page 29
« Derrière son écran de bois
et ses barreaux (car à sa fenêtre il y a aussi des
barreaux), le petit se sent en sécurité : "l'abat-jour",
qui lui cache les autres, le cache aux autres, il est rassuré.
»
La Chambre, page 30
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