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Les journées d'octobre

Les journées
d'octobre
«
dès que le vent s'engouffre
dans les conduits, il se réveille en sursaut ; il a
beau comprendre que ce vacarme vient de la cheminée, et que
c'est le vent, rien que le vent, toute sa chair se hérisse,
il tremble jusqu'à la pointe des cheveux. Ce bruit-là,
qui le poursuit de nuit en nuit, le terrifie ; plus encore
que le grignotement des souris sous la table. Car ce souffle, ces
coups de boutoir, lui rappellent quelque chose d'humain ; non
pas une voix ni une respiration, mais cette violence des foules
qui tient du choc d'éléments et de la catastrophe
naturelle : tempête, tonnerre, explosion, raz de marée,
digue rompue. Un bruit humain inhumain : clameur de la horde
qui vient heurter une porte fermée. »
La Chambre, page 83
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